Ce qui m’a toujours épaté dans le porno c’est que c’était une histoire de mecs, mais surtout une histoire personnelle, un jardin secret sur lequel il ne fallait pas s’ouvrir sous crainte de voir l’opprobre jeté sur vous. En effet, il s’agit là d’une activité honteuse, certainement parce qu’elle est liée au sexe, et que notre société est percluse de tabous, mais aussi parce que le porno est indéfectiblement lié à l’onanisme. Or se branler est une activité quasiment proscrite par notre environnement social. A la rigueur en tant qu’ado, mais il ne doit s’agir que d’une période temporaire, et pas du tout un état de fait, d’ailleurs c’est dangereux si on en abuse, vous le savez bien. ;-)
Mais nous sommes tous là, bien portant dans nos têtes et nos corps, pour affirmer qu’on peut aimer cela (et le porno et l’autotouchage) sans être de gros pervers-pépères, sans être dénué de vie sexuelle et sentimentale, sans même avoir des problèmes oculaires (non, non, rien à voir avec le cul). Et là encore une différence entre les pornos hétéros ou homos, ou plutôt entre la manière dont les hétéros et les homos appréhendent le porno, c’est que dans une relation où deux mecs sont concernés, forcément il n’y aucune honte à avoir. Donc mes potes regardent des films de uc, et moi aussi, et alors ? Bah alors, rien ! C’est tout.
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